Ludovic Metzker

L'inspiration à l'état brut

La vie elle-même est une source inépuisable pour trouver l'inspiration. Que ce soit de mes voyages, de mes expériences personnelles ou qu'il s'agisse tout simplement d'observer ce qu'il se passe autour de moi.

Qui suis-je ?

Ce n'est jamais facile de parler de soi-même, surtout pour un grand timide comme moi. D'autant plus que si je sais parler de mes romans, de ce que j'aime ou pas, se raconter, sans pour autant passer pour un prétentieux ou un vantard, est un exercice vraiment compliqué.

Ludovic Metzker n'est pas un pseudonyme. Il s'agit de mon véritable nom et je l'assume totalement, malgré le fait que METZKER ne soit pas si aisé à prononcer. Dans bien des cas, les gens disent tout simplement METZGER ou MESKER ! La légende veut qu'il faut le prononcer de la manière suivante : MESS - comme pour la ville de METZ et CAIRE... Comme la ville qui se trouve en Égypte. Du moment que vous ne m'appelez pas MERGUEZ, tout me va 🙂

Je suis né le 28 juin 1974, avec trois mois d'avance, dans la charmante ville de Paris. Plus précisément, dans le 15e arrondissement. Grand prématuré, je suis resté longuement à l'hôpital. Trois mois d'avance, ce n'est pas rien. Si les médecins pensaient que j'aurai des séquelles irréversibles, le miracle a fait qu'aujourd'hui je me porte à merveille.

Durant toute mon enfance, j'ai été troublé par des soucis de santé et de dyslexie au point qu'après de longues visites chez des spécialistes, mes parents ont pris la décision, assez onéreuse, de me faire suivre la méthode Tomatis. J'avais énormément de mal à m'exprimer. J'avais peur de prendre la parole devant les camarades à l'école. Le pire ? Je bégayais et je tremblais à la vue d'une jolie fille. J'en étais arrivé à fuir la personne que j'étais en me plongeant dans la lecture. Je rêvais de devenir un héros, un jeune homme impeccable et digne de confiance, comme Superman ou le pilote de Supercopter. Ne rigolez pas, mais j'avoue avoir été complètement déconnecté de ce monde qui, je l'avoue sans honte, me faisait peur. La méthode Tomatis m'aura donné l'occasion de m'affirmer, petit à petit. Salvatrice, j'ai pu "me" comprendre et c'est en lisant que j'ai commencé à vouloir imaginer mon univers. Le héros ne serait pas celui d'un autre auteur ou scénariste. Non, il serait à moi et serait à même de cerner mes attentes, mes envies.

Très mauvais élève, je ne suis pas allé bien loin dans mon cursus scolaire. Je lisais ce que je voulais apprendre et découvrir. Je ne voulais pas me voir imposer des structures toute faite. Autant le dire : depuis ma naissance, je me sentais défectueux. Est-ce que le fait d'avoir été un "grand préma" aura joué sur l'enfant que j'étais ? J'ai eu la chance d'avoir un grand-frère qui m'aura partagé quelques passions grâce à sa culture. C'est cela qui m'a poussé à vouloir aller de l'avant et à tout faire pour ne pas laisser tomber.

Saviez-vous qu'une chanson peut jouer sur notre destin ? "Envole-moi" de Goldman ! Nous sommes tous différents et nous avons tous nos propres blessures. Notre passé influe grandement sur notre avenir. Mais en assemblant les connaissances de mon père et de mon frère, en lisant énormément et en prenant la décision que rien ne devait être fatal, cette simple chanson m'aura donné des ailes.

"Loin de cette fatalité qui colle à ma peau !"

C'était un peu moi, mine de rien. Dès ma naissance, je devais vivre avec des soucis moteurs et psychologiques. Mes parents étaient prévenus : rien ne serait facile. Je ne dis pas que tout fut rose. Bien au contraire, mais la volonté a toujours été là.

Après une opération du dos, des problèmes au cœur, ma vie devenait plus compliquée que prévu. L'écriture, que j'avais mis de côté durant de longues années, allait devenir mon exutoire. Il était hors de question que je m'apitoie sur mon sort, préférant prendre tout cela à la rigolade et en me disant que si cette ancienne vie venait de s'achever par cette santé assez désagréable, une nouvelle se devait d'être construite.

Encore une fois, la lecture et mon amour pour Boris Vian appuiera ma volonté. Un dialogue... Quelques phrases... La puissance des mots :

"-J’ai le sentiment que toute ma vie dépend de cet instant précis. Si je le rate…  
-Moi je pense le contraire. Si on rate ce moment, on essaie celui d’après, et si on échoue, on recommence l’instant suivant. On a toute la vie pour réussir."

Aujourd'hui, malgré tout, je suis plus que fier d'avoir de nombreux titres à mon actif. Certains penseront que mes romans ne sont pas si terribles que cela tandis que d'autres penseront le contraire.

“L’histoire est entièrement vraie puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre.”

L'écriture

L'envie d'écrire est apparue lors de mes dix-huit ans en tombant sous le charme de la plume d'Alexandre Dumas, la verve de Boris Vian et l'art de conter de Pierre Bellemare. C'est lors de mes quinze ans qu'un ami de mon frère me poussait dans les bras de la lecture en me faisant découvrir des romans phénoménaux comme Thérèse Desqueyroux ou Nana. Plus je lisais et plus l'envie d'imaginer des histoires brulait en moi. L'auteur qui me poussera involontairement dans ce puits sans fond ? Bernard Cornwell. En mélangeant ces quatre auteurs, j'ai compris qu'en réalité, le plus important ne résidait pas dans l'histoire, mais la manière de la raconter, de lui donner vie.

Lecture

Avant de prendre le risque d'écrire mes propres histoires, j'ai longuement lu. Si les quatre auteurs me pousseront dans cette envie d'écrire, un auteur particulier me fera prendre conscience de l'importance d'aller de l'avant et de se lancer, coute que coute. Au tout début, je voulais tenter de ressembler à x ou à y, mais Bernard Werber, par l'intermédiaire de son site internet, aura réussi à me démontrer qu'il ne sert absolument à rien de "faire comme". En réalité, je peux maintenant le dire : si la lecture permet de se découvrir, il devient nécessaire d'être soi-même et de prendre tous les risques. La lecture reste et restera à jamais le moment le plus important dans la vie d'un auteur.

Cinéma

Grâce à mon frère, je suis tombé amoureux du cinéma. Quel peut-être le rapport entre le cinéma et la littérature ? Il se veut pourtant tout simple. Le cinéma n'est rien d'autre que la mise en images d'un texte là où l'écriture se veut le porte-parole d'une image. Si un auteur se doit de retranscrire ce qu'il perçoit, un réalisateur ne fera qu'interpréter ce qu'il a lu. Comme un musicien se doit de savoir "lire" une partition, un auteur se doit d'être capable de transmettre une émotion, une pensée, en usant de mots. Dans ce blog, vous trouverez des critiques de mes films préférés, ceux qui m'auront bouleverse à de nombreux points de vue.

Simplicité

Boris Vian, Alexandre Dumas, Bernard Cornwell... Tous ont un point commun : celui de raconter une histoire. Toutefois, je vais vous dévoiler un secret que je suis depuis toujours. Je sais que je ne suis pas un grand écrivain et croyez-moi, j'ai toujours privilégié la simplicité. Je crois tout bonnement qu'on peut faire vibrer le cœur d'un lecteur sans pour autant en faire des tonnes. L'exemple le plus simple ? Pour dire "Je t'aime", nous utilisons peu de mots. Pourtant, cela suffit amplement à faire pleurer une personne ou à lui redonner confiance.

Photographie

L'image est primordiale. Tout comme un réalisateur doit pouvoir montrer quelques chapitres d'un roman en seulement quelques scènes, l'auteur doit pouvoir capter l'image. Une photo, une vision. Tout est question d'interprétation, quand on y pense. Demandez à dix auteurs de décrire une photo et vous remarquerez le plus important : ils auront chacun une description différente. C'est ce qui fait le charme de l'écriture et la puissance d'une photo.

Culture

La culture se compose non-seulement de la littérature, de la cinématographie, de l'art, mais aussi de la capacité à capter une information, qu'elle soit locale ou mondiale. Celui qui ne donne pas de son temps à découvrir ce qu'il se passe ailleurs, de par les voyages ou un intérêt à notre monde, ne saura pas approfondir son imagination. Si la culture est importante, c'est essentiellement parce qu'elle nourrit l'âme.